Avec ses 200 grammes pour un diamètre modeste, il appartient à cette famille d’objets que l’on portait non seulement pour embellir le corps, mais aussi pour signifier un statut, une richesse ou une alliance. On l’imagine circulant dans les régions du Nigeria, du Cameroun, du Mali, passant de main en main, lors d’un échange important, d’une dot ou d’un accord entre familles.
Ce petit bracelet lourd, porte encore la présence silencieuse des mains qui l’ont façonné. Sa patine claire, un peu irrégulière, témoigne d’un alliage de commerce, utilisé dans les ateliers locaux à la fin du XIXᵉ ou au début du XXᵉ siècle. Son métal blanc, ni tout à fait argent ni vraiment maillechort, raconte une histoire de forge traditionnelle plutôt que de bijouterie raffinée. Les incisions géométriques, lignes, cercles, hachures, sont des marques de valeur, des signes de reconnaissance, des empreintes d’un savoir-faire transmis dans les villages de l’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, ce bracelet‑monnaie n’est plus un instrument d’échange, il est un fragment d’histoire, un témoin compact, dense, d’un monde où la valeur se portait au poignet, où le métal parlait à la place des mots, et où chaque motif gravé était une mémoire.

Auteur - designer : artisan bijoutier
Provenance - origine : Afrique de l'Ouest
Manufacture - fabricant : artisanat local
Dimensions : ∅ ~ 7 cm
Matière : argent pauvre, maillechort ?
Couleur : métal blanc
Poids : 0, 200 kg
Age - époque : fin du XIXᵉ ou début du XXᵉ siècle.
Lieu d’exposition : Meyrin
Livraison : Poste
Etat - restauration : Bon état
Référence : 26 - 101